Stars de cette neuvième édition du Vendée Globe, les bateaux +volants+ n’étaient pas en tête des classements lundi. Mais rien d’anormal: ils se sont éloignés de la route directe pour aller vers le nord-ouest, là où le vent les attendait pour filer plein sud, selon l’AFP .
Après une première nuit passée en mer lors de laquelle les 33 skippers de la course autour du monde en solitaire et sans escale ont dû s’affairer aux manoeuvres et digérer ce moment fort de séparation avec la terre, c’est le doyen Jean Le Cam (Yes We Cam!) qui menait la flotte au petit matin.
Quelques heures plus tard, le marin de 61 ans qui en est à son 5e Vendée Globe, se faisait doubler par Damien Seguin (Groupe Apicil), premier marin handisport à participer au Vendée Globe.
Ils barrent des bateaux d’une douzaine d’années d’âge et suivent une route plutôt directe vers le sud mais où le vent a faibli.
Et comme la route la plus rapide n’est pas la plus courte, les skippers des bateaux dernière génération ont pris l’option de s’écarter, direction nord-ouest pour aller accrocher des vents à la mesure de leurs engins, capables de “voler” grâce à leurs foils (grands appendices latéraux qui élèvent presqu’entièrement la coque au dessus de l’eau). Charlie Dalin (Apivia), à bord de l’un de ces monocoques, a raconté lundi matin lors d’une vacation avec le PC course, qu’à un moment dans la nuit, “il y a eu une zone de molle” (absence de vent, ndlr). “Je ne l’ai pas supé bien gérée, je crois q’il y avait plus de vent au Nord. Charal (Jérémie Beyou) et Corum l’Epargne (Nicolas Troussel) ont pris un peu d’avance”, a souligné Dalin, content de naviguer à nouveau après “ce confinement”.